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EDITORIAL
Incontestablement, les biotechnologies représentent une filière d’avenir, dans laquelle la France est en pointe. Les raisons de ce succès ? Des ingrédients savamment orchestrés. Tout d’abord, une large place accordée à la recherche et au développement. Un élément de base qui ne peut prendre sans un système de formations à la hauteur. De plus en plus qualifiée, la matière grise est en effet une ressource précieuse, dont le vivier est à trouver dans les centres de recherche, les universités et les écoles d’ingénieurs. Pour optimiser ces compétences, autre ingré-dient majeur : des ressources financières conséquentes. Force est de constater que les acteurs du secteur ont su rassembler et structurer l’investissement.
Ajoutez à l’ensemble une once de marketing, un soupçon de valorisation et un grand bol d’innovation, faites frémir à feux doux et vous obtiendrez un antidote miracle pour entrer en force sur un marché mondial très concurrentiel, déjà bien investi par les géants américains et asiatiques... Les effets vertueux d’un tel mélange se traduisent de la même façon pour l’ensemble des filières, y compris celles qui semblaient à la traîne, comme le textile et l’automo-bile. Parce qu’ils favorisent la réussite de cette recette, les pôles apparaissent comme le meilleur médicament pour stimuler le tissu économique. A consommer à forte dose.
Franck Haufrecht
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Les biotechnologies,
un secteur ultra stratégique
On n’a pas fini, ici et là, aux Etats-Unis mais aussi en Europe, d’entendre parler d’innovations thérapeutiques. Plusieurs raisons à cela. D’abord le vieillissement de la population dans les pays les plus développés, avec tout ce que cela entraîne comme soins et produits nouveaux. L’arrivée ensuite de ce qu’on appelle les pays émergents qui vont dynamiser la demande et pousser un peu plus vers les innovations. L’augmentation enfin des budgets Recherche & Développement dans les grands groupes pharmaceutiques pour contribuer à la découverte de nouvelles molécules. Une trentaine enregistrées chaque année. De l’avis des spécialistes, l’avenir des traitements passera par des combinaisons de médicaments et, à plus long terme, dans 25 ans peut-être, par des pseudo-cellules qui marieront les nanotechnologies, la micro-électronique et la biologie. Elles offriront aux patients, à titre prophylactique ou thérapeutique, des substituts à leurs cellules, leurs tissus, leurs organes.
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