LES ARTICLES :
La France engage la bataille de l'export
« Nous devons nous investir dans l'acte de vente  »
EADS, un acteur global pour l'industrie européenne
« L'export est une dimension stratégique pour MBDA  »

EDITORIAL

La meilleure arme de notre diplomatie
Le développement de l’industrie de défense ne répond pas seulement à une exigence de sécurité, d’autonomie et d’influence sur la scène internationale. Il est aussi le moyen de faire prospérer une base industrielle et technologique d’une importance majeure pour notre économie et nos échanges commerciaux. Ainsi, la recherche de défense reste l’un des principaux leviers de l’innovation et du développement technologique dans tous les domaines. Environ 60% de cette recherche aurait des retombées dans le civil.
Internet, le réseau des réseaux, symbole de la liberté d’expression pour tous, n’est-il pas né d’un projet militaire américain  ? En France, premier investisseur et premier recruteur public, contributeur essentiel au financement de la recherche, le ministère de la Défense participe également à la politique d’aménagement du territoire. Son engagement détermine la santé de plus de 12 000  entreprises, des plus grands groupes aux très petites entreprises, soit près de 170 000  emplois directs. Aujourd’hui, notre pays, du fait de son rang de membre permanent du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies et de sa politique de dissuasion nucléaire, dispose d’un statut particulier sur l’échiquier mondial.
Renforcer les bases industrielles de sa défense et les synergies de celle-ci avec les autres secteurs d’activité, c’est asseoir sa crédibilité économique. La meilleure arme de notre diplomatie.

Franck Haufrecht

La France engage la bataille de l’export

L’exportation d’équipements de défense s’est depuis longtemps imposée comme un moyen pour la France de conforter son rang et son influence sur la scène internationale. Mais aussi comme un véritable moteur de développement industriel et de croissance économique.

Avec un montant de 5,74  milliards d’euros de prises de commandes et de 4,03  milliards d’euros de livraisons en 2006, la France occupe aujourd’hui la 4ème place sur le marché mondial de la Défense. Une position estimable, certes, mais qui marque son essoufflement sur un marché concurrentiel, dominé à 55% par les Etats-Unis et s’élevant actuellement à 65  milliards d’euros. Les quatre premiers exportateurs, États-Unis, Royaume-Uni, Russie et France, représentent ensemble plus de 85% des parts de ce marché, talonnés par l’Allemagne et Israël, et par d’autres concurrents émergents tels la Chine, l’Italie, l’Espagne, la Suède, le Brésil, l’Afrique du Sud et la Corée du Sud. Dans ce contexte, alors que se préparent la nouvelle Loi de Programmation Militaire (LPM) et l’établissement d’un nouveau «   Livre Blanc  », l’urgence se dessine pour le gouvernement de revoir sa politique de défense. Car si celle- ci est garante de notre autonomie stratégique, elle a aussi une influence cruciale sur notre économie.
Reposant sur une base industrielle et technologique qui mobilise directement les secteurs de pointe, elle constitue notamment un acteur majeur de la recherche et joue un rôle déterminant sur le marché du travail. L’industrie d’armement emploie aujourd’hui quelque 170 000  personnes.

EADS, un acteur global pour l’industrie européenne

par Louis Gallois, président exécutif de EADS
point de vue
Leader mondial de l’aérospatial et de la défense, EADS dispose d’un portefeuille de technologies exceptionnel. Mais les défis demeurent, exigeant une mutualisation des efforts au niveau européen.

SOMMAIRE

La France engage la bataille de l'export
« L'industrie d'armement est l'un des points forts de notre commerce extérieur  »
EADS, un acteur global pour l'industrie européenne
« La France garde une réputation d'excellence à l'étranger »
L'industrie de défense terrestre, alliée stratégique des PME
L'industrie navale française tient le cap
« La France dispose du plus important budget de recherche de défense en Europe »
Coopération européenne  :
au nom de la Loi
 

« L’industrie d’armement est l’un des points forts de notre commerce extérieur  »
engagement
Si la France peut être fière de la qualité de ses équipements de défense, l’apparition de nouvelles puissances modifiant les équilibres stratégiques doit l’inciter à adopter une politique volontariste tournée vers l’export. C’est le sens des mesures adoptées par le ministre de la Défense, Hervé  Morin, qui visent à simplifier les mesures de contrôle et à renforcer le soutien de l’Etat aux industriels.


Hervé Morin, ministre de la Défense.

Le savoir-faire et les équipements de défense français bénéficient-ils d’une image favorable à l’étranger  ?
Oui, le savoir-faire français et nos équipements de défense bénéficient d’une image très favorable. Il existe plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, s’agissant d’équipements dont l’exportation est soumise à des contrôles stricts, la position diplomatique de la France est majeure. Cela permet aux offres françaises d’être favorablement accueillies dans la grande majorité des pays du monde. En second lieu, la qualité intrinsèque de nos équipements est connue. Plusieurs de mes homologues étrangers ont souligné la satisfaction d’avoir pu démontrer la capacité de défense de leur pays lors d’essais réels mettant en oeuvre des équipements français.

Aujourd’hui, l’engagement de nos forces sur les différents théâtres d’opération démontre encore plus directement la qualité des équipements français.

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