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EDITORIAL
Bon stress
ou mauvais stress ?
Vous avez déjà entendu parler du
bon et du mauvais cholestérol ?
Mais connaissez-vous la différence entre
le « bon stress » et le « mauvais stress » ?
Le bon stress, c’est celui qui vous rend
vigilant, efficace, proactif. Mais il suffit d’augmenter la pression pour vous
faire passer au mauvais stress avec tous
ses symptômes : erreurs répétées, agitation
inefficace, manque d’énergie et
de motivation... Si la situation se prolonge,
une maladie psychosomatique,
une dépression ou un accident ont de
fortes chances d’apparaître. L’individu
sera la première victime, mais l’entreprise
et la collectivité en supporteront
les frais. Turn over, absentéisme, baisse
de productivité, problèmes juridiques...
Trop de stress fait perdre beaucoup d’argent,
en gaspillant la plus précieuse des
richesses : le capital humain. Pour y
remédier, une vaste mobilisation politique,
nationale et européenne associe
désormais les meilleurs spécialistes du
travail dans une recherche commune
de meilleure santé – qui rime avec une
meilleure compétitivité de l’entreprise.
Franck Haufrecht
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Travailler mieux !
Les conditions de travail sont désormais
placées sous une garde vigilante. Mesures
gouvernementales et directives européennes
se conjuguent pour faire reculer
le nombre d’accidents mais aussi, dans
une volonté plus large, améliorer la santé
publique et sensibiliser les employeurs
quant à leurs nouvelles responsabilités.
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« On ne peut pas dire aux entreprises “mobilisez-vous” sans leur en donner les moyens »

Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales,
de la famille et de la solidarité. |
Pour le ministre du Travail, l’amélioration de la santé au travail devient un enjeu majeur pour l’attractivité
et la compétitivité des entreprises.
Il prépare notamment une nouvelle réforme de la santé au travail
fondée sur une culture de la prévention des risques.
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« La santé au travail est
un levier de compétitivité
pour les entreprises »

Jean-Denis Combrexelle,
directeur général du Travail.
ENJEUX
Pour Jean-Denis Combrexelle, directeur général du Travail, la santé au travail doit s’orienter vers la prévention des risques, et devenir une valeur forte à tous les échelons de l’entreprise.
La question de la santé au
travail mobilise fortement les pouvoirs publics depuis quelques
années. Pour quelles raisons ?
D’abord parce c’est la demande de la société, dans un
environnement général où
les notions de sécurité occupent
une place croissante
dans les attentes du public.
Le monde du travail n’y fait
pas exception, et il faut y
répondre. Ensuite, il existe
une pression judiciaire qui
ne peut plus être ignorée
par les chefs d’entreprise. La
Cour de cassation l’a dit, en
matière de santé au travail,
l’entreprise est désormais
soumise à une « obligation de
résultat ».
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